Courriel de la DGFiP : le catalyseur d’une mise en conformité devenue urgente

ARTICLE
Courriel de la DGFiP :
le catalyseur d’une mise en conformité devenue urgente
L’envoi massif de courriels par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) entre le 17 et le 19 avril 2026 a provoqué une onde de choc nécessaire chez plus de 6 millions de professionnels.
Ce rappel à l’ordre administratif, précisant le numéro SIREN de chaque entreprise, intervient alors que le 7ème baromètre de la facturation électronique (CNOEC/ECMA) révèle des disparités de préparation critiques à l’approche du 1er septembre 2026.
Un électrochoc face à un retard structurel
Le courriel de l’administration rappelle une échéance légale imminente : l’obligation pour toutes les entreprises de pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Les données du baromètre d’avril 2026 mettent en lumière l’ampleur du chantier restant :
- Un annuaire encore peu renseigné : Sur les 10 millions d’entreprises attendues pour septembre 2026, seul 1 million est actuellement inscrit dans l’annuaire central de la DGFiP.
- Des entreprises en retrait : 38 % des entreprises n’ont toujours pas défini de plan d’action, un chiffre préoccupant à moins de six mois de l’entrée en vigueur.
- Le cas des entrepreneurs individuels : Ce segment accuse le retard le plus notable, notamment les structures sans salarié.
L’Expert-Comptable : référent principal face à l’inquiétude
Suite à cette campagne de la DGFiP, les cabinets enregistrent un pic de sollicitations. Le rôle de l’expert-comptable comme « tiers de confiance » est plus que jamais d’actualité :
- Une source de confiance : 61 % des entreprises considèrent leur expert-comptable comme la source d’information la plus fiable pour cette réforme.
- Une attente de conseil : 60 % des dirigeants attendent des conseils précis sur le choix de leur Plateforme Agréée (PA).
- Le mandat de délégation : Pour sécuriser le processus, 37 % des entreprises ont déjà confié à leur expert un mandat pour gérer leur inscription et le choix de leur plateforme.
Une transition sécurisée vers la rentrée 2026
Si le cadre légal prévoit des sanctions, le gouvernement privilégie actuellement une phase d’accompagnement et de pédagogie. L’objectif est d’assurer une montée en charge progressive de l’annuaire central.
En orientant vos clients vers les solutions compatibles Mon Expert en Gestion de RCA et iSuite d’ACD, vous garantissez une interopérabilité fluide avec les outils de production du cabinet tout en répondant aux exigences de sécurisation des données, critère désormais central pour 57 % des cabinets ayant déjà arrêté leur choix de plateforme.
Le LVC s’inscrit dans cette dynamique pour transformer cette contrainte réglementaire en un levier de digitalisation serein pour vous et vos clients.
Source : SIC N° 457 – AVRIL – MAI – JUIN 2026 | Site officiel de l’Ordre des experts-comptables